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Carnet de Julien Ricciarelli-BonnalActualitéCe qui change pour les entrepreneurs en 2025 : fiscalité, TVA et nouvelles démarches administratives

21 novembre 2025
Julien Ricciarelli-Bonnal

Article de Julien Ricciarelli-Bonnal

21 novembre 2025

Ce qui change pour les entrepreneurs en 2025 : fiscalité, TVA et nouvelles démarches administratives

Chaque début d’année apporte son lot d’ajustements fiscaux, de réformes administratives et de dispositifs révisés pour les entrepreneurs. Mais 2025 se distingue par l’ampleur et la nature des changements : moins de nouvelles obligations spectaculaires, plus de rééquilibrages discrets, parfois bénéfiques, parfois simplement techniques, mais qui modifient concrètement le quotidien des créateurs d’entreprise, indépendants, artisans et dirigeants de petites structures. Plusieurs mesures, publiées il y a quelques mois mais actualisées cette semaine, redessinent les contours du statut d’entrepreneur pour l’année à venir.

Le tableau général est celui d’un environnement en phase de stabilisation après plusieurs années de fluctuations rapides. Les réformes concernant la TVA des micro-entrepreneurs, l’harmonisation des démarches numériques et l’apparition de nouveaux portails administratifs témoignent d’une volonté de rendre le cadre plus lisible. Pourtant, comme souvent en France, cette lisibilité n’est pas instantanée : il faut comprendre les seuils, les nuances, les exceptions, et savoir comment articuler chaque mesure avec la stratégie de l’entreprise. Autrement dit, ce qui change en 2025 n’est pas tant la quantité de règles que la façon dont elles doivent être interprétées.

TVA micro-entreprise : un retour à la stabilité après une période d’incertitude

L’un des changements les plus commentés concerne la TVA des micro-entrepreneurs. Après plusieurs mois durant lesquels une réforme d’abaissement des seuils avait été envisagée, annoncée, discutée puis finalement retirée, le cadre 2025 revient à une logique de stabilité. Les seuils de franchise restent alignés sur les montants connus, et les entrepreneurs peuvent à nouveau se projeter sans craindre une modification soudaine de leurs obligations fiscales.

Cette stabilisation n’est pas anodine : elle permet aux micro-entreprises de planifier leurs actions commerciales, de gérer leur croissance et d’évaluer leur passage potentiel au régime réel sans naviguer dans une incertitude permanente. Beaucoup d’indépendants ont été déstabilisés ces deux dernières années par la succession d’annonces contradictoires. En 2025, la règle devient enfin lisible.

Cette lisibilité joue un rôle essentiel pour la gestion financière, mais aussi pour la stratégie commerciale. Une entreprise qui sait où elle se situe par rapport à ses seuils peut fixer des objectifs de manière beaucoup plus précise. C’est d’ailleurs une problématique que l’on retrouve souvent dans l’accompagnement des TPE, notamment lors d’un travail de structuration mené via du consulting marketing, où les décisions commerciales sont intimement liées aux contraintes fiscales et administratives.

Démarches administratives : vers plus de centralisation, mais pas encore de simplification totale

Si 2025 apporte des clarifications fiscales, l’autre volet majeur concerne les démarches administratives. Le gouvernement poursuit son objectif de centraliser l’ensemble des formalités entrepreneuriales sur des portails uniques. L’idée est claire : réduire le nombre d’interfaces et de sites différents, rendre accessibles les démarches clés (immatriculation, modification, cessation, déclarations) à partir d’un même espace, et améliorer la traçabilité des dossiers.

Dans les faits, cette centralisation progresse, mais elle reste imparfaite. Certains entrepreneurs doivent encore jongler entre plusieurs plateformes, notamment lorsqu’ils relèvent de statuts particuliers ou d’activités réglementées. Les délais de mise à jour, eux, varient selon les organismes. Et même si la direction est la bonne, l’expérience terrain montre que la simplification reste un chantier en cours, pas une réalité totalement acquise.

Pour les dirigeants, l’impact est double. D’un côté, il devient théoriquement plus facile d’accéder à l’information. De l’autre, ils doivent s’adapter à des interfaces nouvelles, à des logiques administratives repensées, et à des notifications plus fréquentes. Cette transition soulève souvent des questions auxquelles peu de structures savent répondre seules : quelles démarches sont prioritaires ? Quels documents doivent être actualisés ? Quels délais sont à anticiper ? Autant d’interrogations qui créent un besoin d’accompagnement ponctuel, où une approche structurée peut faire la différence.

Fiscalité : des ajustements ciblés plutôt que des réformes massives

Contrairement à certaines années marquées par de grandes réformes, 2025 est davantage une année d’ajustements techniques. Plusieurs mesures fiscales impactent les entrepreneurs, mais sans bouleverser les modèles en profondeur : modification de certains barèmes, actualisation de plafonds, dispositions liées aux secteurs spécifiques, évolutions de certaines cotisations. Rien de spectaculaire isolément, mais une somme de changements suffisamment importante pour nécessiter une mise à niveau précise.

Dans un contexte où beaucoup d’entrepreneurs travaillent déjà dans des conditions tendues — inflation, hausse des coûts fixes, réduction de certaines marges —, ces ajustements doivent être lus avec attention. Ce sont parfois les petites lignes, les seuils révisés ou les plafonds ajustés qui changent discrètement la trajectoire d’une année comptable. Leur impact dépend fortement du secteur, du statut juridique et du stade de développement de l’entreprise.

Cette réalité explique pourquoi, pour beaucoup de dirigeants, la veille réglementaire devient un travail stratégique en soi. Comprendre les changements n’est pas suffisant : il faut savoir comment les traduire dans une logique de développement, comment les communiquer et comment rassurer les partenaires, clients ou investisseurs. C’est exactement ici que les relations publiques prennent plus d’importance qu’on ne le croit : un entrepreneur capable d’expliquer clairement son contexte réglementaire renforce sa crédibilité et son image de sérieux auprès de son écosystème.

Plus de stabilité, mais une responsabilité accrue pour les dirigeants

Le fil conducteur des mesures 2025 est finalement la stabilisation. Les entrepreneurs n’ont pas à naviguer dans un océan de réformes drastiques, mais ils doivent rester attentifs à une série d’ajustements qui, cumulés, redessinent leur cadre de travail. Cette stabilité — attendue depuis plusieurs années — apporte un souffle, mais elle exige aussi une vigilance constante.

Comprendre ce qui change est une première étape. Adapter sa stratégie en fonction de ces changements en est une autre. Les entrepreneurs les plus performants ne sont pas ceux qui cherchent à suivre toutes les évolutions, mais ceux qui savent identifier ce qui, dans cette nouvelle configuration, impacte réellement leur modèle. Et c’est précisément là que se joue la différence entre une entreprise qui subit les changements et une entreprise qui s’en sert comme levier.

Rédigé par Julien Ricciarelli-Bonnal

21 novembre 2025

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