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Carnet de Julien Ricciarelli-BonnalActualitéRelance industrielle : +57 % d’inaugurations de PME/ETI/Start-ups sur le premier semestre 2025

4 décembre 2025
Julien Ricciarelli-Bonnal

Article de Julien Ricciarelli-Bonnal

4 décembre 2025

Relance industrielle : +57 % d’inaugurations de PME/ETI/Start-ups sur le premier semestre 2025

Le premier semestre 2025 marque un tournant que beaucoup n’osaient plus anticiper : la France réindustrialise, et cette fois, le mouvement ne vient pas des grands groupes mais du tissu entrepreneurial — PME, ETI, start-ups industrielles — qui réouvrent, créent ou relocalisent des capacités de production à un rythme inédit depuis plus d’une décennie. Selon l’observatoire Bpifrance, 88 sites industriels ont été inaugurés sur les six premiers mois de 2025, contre 56 sur la même période en 2024.
Cette accélération de +57 % n’est pas un simple rebond conjoncturel : elle révèle une dynamique plus profonde, portée par un mélange de contraintes, d’opportunités et de choix stratégiques qui redessinent silencieusement la carte industrielle française.

Un redressement qui vient du terrain, pas des discours

Pendant longtemps, l’industrie française a été un sujet principalement politique, alimenté par des promesses de relocalisation, des plans successifs et des communications institutionnelles qui peinaient à se traduire en résultats tangibles. Ce qui change en 2025, c’est que l’impulsion ne vient plus des déclarations mais des dirigeants eux-mêmes : entrepreneurs, ingénieurs, fondateurs de start-ups industrielles et dirigeants de PME qui ont compris que produire localement n’est plus un luxe idéologique, mais un avantage stratégique.

La fragilisation des chaînes logistiques mondiales, la hausse des coûts d’importation, le besoin de sécuriser la production et la valorisation des savoir-faire nationaux ont créé une équation nouvelle où la fabrication en France devient plus rationnelle qu’émotionnelle.
On assiste donc à une réindustrialisation discrète, progressive, mais réelle, qui repose sur des décisions microéconomiques cohérentes plutôt que sur des slogans.

Les PME réinvestissent parce que le risque de ne rien faire est devenu plus élevé que le risque d’investir

La croissance industrielle du premier semestre s’explique aussi par un changement d’état d’esprit. Pendant longtemps, les PME ont repoussé leurs investissements productifs par prudence, faute de visibilité, ou par dépendance logique à l’importation low-cost.
Mais en 2025, le calcul a changé :

  • ne pas investir expose à des ruptures d’approvisionnement,
  • ne pas internaliser ralentit le cycle d’innovation,
  • ne pas automatiser pèse directement sur la compétitivité,
  • ne pas produire localement fragilise la proposition de valeur face à des clients qui préfèrent la fiabilité à la promesse.

La réindustrialisation actuelle n’est donc pas un choix militant, mais un arbitrage rationnel.
Ce que les dirigeants expriment de plus en plus — et que l’on observe dans les missions de consulting marketing — c’est une volonté d’intégrer la production dans la logique globale de marque : maîtriser ce que l’on fabrique, réduire les aléas, accélérer les cycles, renforcer la crédibilité.

Une dynamique industrielle qui reflète la transformation de la demande

Le regain d’inaugurations industrielles n’est pas uniquement tiré par l’offre ; il est aussi stimulé par un changement profond des attentes clients. Les marchés B2B comme B2C deviennent plus exigeants sur trois dimensions :

  • la fiabilité : préférer un fournisseur national capable d’assurer la continuité ;
  • la traçabilité : savoir d’où viennent les composants et comment ils sont produits ;
  • la réactivité : réduire les délais plutôt que réduire les coûts.

Les entreprises qui internalisent — même partiellement — leur production répondent mieux à ces attentes. Elles gagnent en maîtrise du planning, en précision sur les métriques qualité, en crédibilité dans leur communication.
Autrement dit : produire localement devient un avantage commercial, pas seulement une valeur.
On voit ici comment la réindustrialisation peut s’articuler avec une stratégie de marque : le site de production devient un élément narratif légitime, un fait, une preuve, et non un argument vide.

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La réindustrialisation n’est pas uniforme, mais elle est indéniablement réelle

Bien sûr, tout n’est pas homogène : certaines filières restent fragiles, certains projets peinent à se financer, et certains territoires n’attirent pas encore suffisamment d’investissements.
Mais la tendance observée par Bpifrance est indiscutable :
la France réouvre des usines, et ce sont les entreprises les plus agiles — PME, ETI, start-ups industrielles — qui montrent la voie.
Ce mouvement n’est pas spectaculaire, mais il est profond.
Il ne repose pas sur une vision politique, mais sur une nécessité opérationnelle.
Et si la dynamique se confirme au deuxième semestre, 2025 pourrait devenir l’année où l’industrie française a cessé de parler de renaissance pour réellement la construire.

Rédigé par Julien Ricciarelli-Bonnal

4 décembre 2025

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