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Carnet de Julien Ricciarelli-BonnalOutils et acquisitionComment savoir si vous devez augmenter, réduire ou repositionner vos prix

4 décembre 2025
Julien Ricciarelli-Bonnal

Article de Julien Ricciarelli-Bonnal

4 décembre 2025

Comment savoir si vous devez augmenter, réduire ou repositionner vos prix

Pour beaucoup d’entreprises, la question du prix est traitée comme un élément purement financier, presque mécanique, alors qu’elle relève d’abord de la perception, du positionnement et de la maturité du marché. Une offre ne vaut jamais “son prix” : elle vaut ce que le client comprend, ce qu’il projette, ce qu’il compare, et ce qu’il est prêt à accepter en fonction de la confiance qu’il attribue à la marque. C’est précisément pour cette raison que le prix est souvent l’indicateur le plus fiable de la santé stratégique d’une entreprise : quand il est trop haut, trop bas ou mal aligné, ce n’est pas seulement un signal commercial — c’est un révélateur de structure. Et savoir si l’on doit augmenter, réduire ou repositionner ses prix suppose d’observer non pas la concurrence, mais la cohérence.

Quand vos prix sont trop bas : le signe que votre valeur perçue est mal exprimée

Un prix trop bas n’est jamais un avantage durable. C’est une fuite en avant qui attire les mauvais clients, crée de la suspicion sur la qualité et érode la capacité d’une entreprise à investir dans la durée. Beaucoup de dirigeants pensent que baisser les prix permet de “rendre l’offre accessible”, alors qu’en réalité cela fragilise la crédibilité.
On reconnaît cette situation à plusieurs signes : des clients qui négocient systématiquement, une difficulté à obtenir un engagement clair sur la durée, des projets qui s’étirent parce que l’entreprise n’ose pas cadrer fermement, ou encore une perception implicite selon laquelle l’offre est interchangeable.
Lorsque cela se produit, la baisse des prix n’est pas la cause du problème mais sa conséquence : l’entreprise n’a pas suffisamment clarifié son expertise, son champ d’action, sa méthode et la transformation qu’elle apporte. Relever ses tarifs n’a alors de sens que si l’on renforce en parallèle la structure du discours, parfois avec l’appui d’un consulting marketing, afin que la valeur cesse de reposer sur l’intuition et devienne lisible pour le prospect.

Quand vos prix sont trop hauts : un problème de confiance plus que de budget

À l’inverse, un prix perçu comme trop élevé n’indique pas nécessairement que l’entreprise facture trop. Il indique souvent que le prospect n’a pas assez d’éléments pour comprendre ce qui justifie l’écart avec le marché.
Un prix élevé est parfaitement acceptable lorsqu’il est associé à une méthodologie claire, une expertise démontrée, une distinction nette et un cadre bien défini. En revanche, il devient un obstacle quand il repose sur des arguments flous, un storytelling excessif ou une promesse trop abstraite. Ce que l’on appelle “objection prix” est dans la majorité des cas une objection confiance, c’est-à-dire un manque de preuves, d’exemples, de processus tangibles ou d’éléments concrets qui permettent au prospect d’anticiper la valeur qu’il va réellement recevoir.
C’est souvent à ce moment que les entreprises comprennent l’importance de bâtir une crédibilité durable, que ce soit via des contenus d’autorité, des cas clients structurés ou une présence médiatique construite grâce à un travail de relations publiques, qui renforce l’image de sérieux et l’assise professionnelle.

Quand vos prix ne fonctionnent plus : le vrai diagnostic n’est jamais financier

Il existe un signe qui ne trompe pas : lorsque les prix deviennent le sujet principal des conversations commerciales, c’est que la structure de l’offre a cessé d’être lisible.
Dans une entreprise cohérente, le prix est un élément parmi d’autres, pas un obstacle central. Lorsqu’il devient problématique, c’est presque toujours le symptôme d’un mal plus profond : un discours trop large, une promesse trop vague, une segmentation mal définie, ou encore une offre qui ne répond plus exactement aux attentes du marché.
Pour comprendre cette situation, il faut dépasser l’intuition et analyser ce que les prospects perçoivent réellement : la clarté du message, le niveau de risque perçu, la confiance dans l’exécution, la cohérence entre le prix et la transformation annoncée.
Le problème n’est pas le chiffre : c’est l’alignement. Et ce diagnostic, les entreprises ne le réalisent que trop tard, lorsqu’elles constatent que leur positionnement s’est érodé au fil du temps sans qu’elles ne s’en aperçoivent.

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Le repositionnement des prix : l’option la plus sous-estimée, mais souvent la plus juste

Entre augmenter ou baisser les prix, il existe une troisième voie : le repositionnement, c’est-à-dire un ajustement qui tient compte non pas du niveau des prix, mais de leur signification.
Repositionner un prix consiste à modifier ce à quoi il renvoie :
– changer le périmètre de l’offre,
– revoir la structure de la promesse,
– clarifier l’usage ou la transformation,
– simplifier les options,
– renforcer les preuves,
– réorganiser l’argumentaire.
Dans de nombreux cas, il ne s’agit pas de toucher au montant, mais de redonner au prix un rôle cohérent dans l’écosystème de l’offre.
Un prix bien positionné ne cherche pas à convaincre : il confirme ce que le prospect a déjà compris.
C’est précisément ce qui distingue les offres qui convertissent naturellement de celles qui doivent se justifier en permanence.

Le prix n’est pas un nombre : c’est un langage stratégique

Au fond, la plus grande erreur des entreprises est de traiter le prix comme un paramètre isolé. Le prix est un code, un signal, une narration à lui seul. Il dit quelque chose de l’ambition, de la posture, du niveau d’exigence, du sérieux, de la méthode et de la transformation que l’entreprise est réellement capable d’apporter.
Lorsqu’un dirigeant hésite à augmenter ou réduire ses prix, il ne doit pas seulement regarder le marché : il doit regarder sa propre cohérence, ses forces, ses faiblesses, la qualité de son discours, l’expérience qu’il offre et la manière dont il structure sa preuve.
Le prix n’est jamais le bon ou le mauvais : il est cohérent ou incohérent. Et la cohérence, elle, ne se négocie pas — elle se construit.

Rédigé par Julien Ricciarelli-Bonnal

4 décembre 2025

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